La FFPJP et le collectif féminin traversent une crise qui dépasse désormais les désaccords sportifs. Après les déclarations de Philippe Quintais et les nombreuses réactions publiées sur les réseaux sociaux, le Comité directeur fédéral prend position. Dans un communiqué intitulé « Le respect, une exigence collective », la Fédération condamne les insultes, les attaques personnelles et les menaces. Elle annonce également des signalements et de possibles plaintes, sans répondre aux questions soulevées par la mise à l’écart du champion.
Pourquoi la FFPJP intervient-elle dans la crise du collectif féminin ?
La tension monte après le changement de sélection pour les Championnats d’Europe féminins de pétanque. Cindy Peyrot et Angélique Colombet quittent le groupe initial. Nadège Baussian-Protat et Sandrine Poinsot sont finalement associées à Nelly Peyré et Toréa Tairio.
Le communiqué présentant cette nouvelle équipe ne mentionne plus Philippe Quintais. Pourtant, le multiple champion du monde affirme n’avoir jamais confirmé sa démission. Dans une longue publication, il expose ses désaccords avec le directeur technique national Patrice Rodriguez et raconte comment ses prérogatives de sélectionneur lui auraient été retirées.
FAC a déjà détaillé les raisons pour lesquelles Philippe Quintais refuse de démissionner de l’équipe de France féminine. Sa prise de parole provoque une forte mobilisation, mais également des réactions que la Fédération juge inacceptables.
Menaces et insultes : ce que condamne le communiqué de la FFPJP
La Fédération française de pétanque reconnaît que la composition des équipes de France peut susciter de la passion, des interrogations et des désaccords. Elle fixe néanmoins une limite claire : « Aucun désaccord, aucune incompréhension ni aucune divergence d’opinion ne peuvent justifier les insultes, les menaces ou les attaques personnelles. »
Le rappel ne concerne pas uniquement les dirigeants fédéraux. Le Comité directeur évoque des agissements visant des élus bénévoles, des athlètes, des salariés de la FFPJP et des cadres d’État. Il demande ainsi que les critiques liées à la gestion du collectif France féminin restent dans le cadre d’un débat respectueux.
Cette distinction est importante. Questionner une sélection, demander des explications ou soutenir Philippe Quintais relève du débat sportif. Menacer personnellement une joueuse, un responsable ou un salarié en franchit les limites.
Des signalements au ministère des Sports et des plaintes annoncées
La FFPJP ne se contente pas d’un appel au calme. Elle prévoit de transmettre au ministère des Sports un signalement concernant les faits constatés et leurs auteurs.
Le communiqué évoque également des plaintes déposées « en tant que de besoin » par les personnes prises pour cibles. Cette formulation ne signifie pas nécessairement que toutes les procédures sont déjà engagées. Elle montre néanmoins que la Fédération entend apporter une réponse judiciaire aux comportements les plus graves.
Collectif féminin 2026 : Le communiqué de la FFPJP ne répond pas à Philippe Quintais
Cette prise de parole traite les débordements, mais pas l’origine du conflit. La Fédération ne précise toujours pas si Philippe Quintais reste officiellement directeur sportif du collectif féminin, s’il a été limogé ou si sa mission est simplement suspendue.
Elle ne répond pas davantage à ses accusations concernant les choix de joueuses, le rôle de Patrice Rodriguez ou la perte de ses prérogatives. Quintais avait également proposé de venir s’expliquer devant le Comité directeur fédéral. Le communiqué n’indique pas s’il a été entendu.
La position institutionnelle reste donc incomplète : les attaques sont condamnées avec fermeté, tandis que les responsabilités sportives demeurent floues.
Protéger les Bleues avant les Championnats d’Europe 2026
Nadège Baussian-Protat, Sandrine Poinsot, Nelly Peyré et Toréa Tairio doivent maintenant préparer les Championnats d’Europe de Loutraki, programmés du 8 au 11 octobre 2026. Les Françaises disputeront la triplette, tandis que Nelly Peyré représentera également les Bleues au tir de précision.
À quelques jours de jeter leurs premières boules en Grèce, les quatre sélectionnées ont surtout besoin de sérénité. La FFPJP tente de refermer le chapitre des attaques personnelles. Il lui reste encore à expliquer clairement comment le collectif féminin en est arrivé à cette situation.
