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Philippe Quintais démissionne du collectif féminin et ferme le livre

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14 octobre 2026
Philippe Quintais démissionne du collectif féminin et ferme le livre

Philippe Quintais confirme son souhait de démissionner du collectif France féminin de pétanque. Malgré les excuses reçues de plusieurs joueuses, le multiple champion du monde refuse désormais de travailler avec l’actuelle Direction technique nationale. Sa décision paraît définitive. La FFPJP doit encore en tirer les conséquences.

Philippe Quintais démissionne du collectif féminin après des semaines de crise

« Il est temps pour moi de fermer le livre du collectif féminin. » – Philippe Quintais

Dès les premières lignes de son communiqué, Philippe Quintais annonce clairement sa décision. Celui qui avait été appelé au chevet des Bleues ne souhaite plus poursuivre sa mission auprès de l’équipe de France féminine de pétanque.

Le Roi Quintais confirme son « souhait de démissionner » et fixe une limite infranchissable : il ne veut plus travailler au sein de l’actuelle Direction technique nationale. Il réclame désormais du calme, demande à ses soutiens de rester courtois et souhaite bonne chance aux joueuses qui porteront le maillot tricolore.

Une nuance demeure toutefois importante. Cette déclaration acte sa décision personnelle, mais la Fédération française de pétanque et de jeu provençal n’a pas encore annoncé l’acceptation administrative de son départ. Aucun successeur n’est également désigné pour reprendre la direction sportive du collectif féminin.

Pourquoi le Roi Quintais passe-t-il du refus de partir à la démission ?

Quelques semaines plus tôt, Philippe Quintais refusait catégoriquement de démissionner. Cette position ne traduisait pas une volonté de s’accrocher coûte que coûte au banc tricolore. Le champion estimait surtout que la DTN lui avait retiré ses prérogatives de sélectionneur et devait assumer cette décision.

Comme FAC l’expliquait dans son article consacré au refus de démissionner de Philippe Quintais, celui-ci considérait avoir été écarté dans les faits, sans recevoir de notification formelle. Partir de lui-même aurait alors consisté, selon sa lecture, à prendre la responsabilité d’une rupture décidée par d’autres.

La situation évolue après les Championnats d’Europe féminins. Plusieurs joueuses lui présentent leurs excuses ou lui font part de leurs regrets. Quintais choisit de parler d’incompréhensions et de mauvaise communication. Surtout, il ne veut plus prolonger un feuilleton marqué par les rancœurs, les attaques personnelles et les règlements de comptes sur les réseaux sociaux.

Son « J’ai joué, j’ai perdu » ne ressemble pas à l’aveu d’un échec sur le terrain de pétanque. Il reconnaît plutôt avoir sous-estimé la difficulté humaine et institutionnelle de la mission. Lorsqu’il ajoute que « les rôles s’inversent », il laisse d’ailleurs entendre qu’il se considère toujours comme le premier homme écarté de ce collectif.

Les excuses des joueuses apaisent le conflit, mais pas la rupture avec la DTN

Philippe Quintais affirme avoir reçu les excuses de plusieurs internationales. Une seule prise de parole est actuellement publique : celle de Nelly Peyré.

La double médaillée européenne reconnaît avoir mal réagi lorsque le sélectionneur lui annonce qu’elle doit remplacer Cindy Peyrot. Elle explique son refus initial par le conflit survenu après la demi-finale du Championnat de France doublette, tout en précisant que Quintais n’est pas responsable de cette situation. La joueuse l’appelle ensuite pour lui présenter personnellement ses excuses.

Dans sa déclaration consacrée à Philippe Quintais, Nelly Peyré estime même que les Bleues ont besoin de lui pour retrouver les titres internationaux.

Ces échanges permettent manifestement de calmer une partie des tensions entre le champion et les joueuses. Ils ne réparent cependant pas sa relation avec la DTN. Le cœur de son communiqué ne concerne plus une sélection, une remplaçante ou la composition d’une triplette. Il concerne une confiance institutionnelle entièrement rompue.

Après la démission de Philippe Quintais, la FFPJP doit clarifier la situation

Philippe Quintais referme sa partie du dossier. La suite appartient désormais à la Fédération.

La FFPJP s’est déjà exprimée pour condamner les menaces autour du collectif féminin. Elle n’a toutefois pas répondu précisément aux questions sportives soulevées par cette crise : qui possède le dernier mot sur les sélections ? Quel rôle est réellement confié au responsable du collectif ? Et qui accompagnera désormais les Bleues lors des prochaines compétitions internationales ?

À l’heure actuelle, ni la Fédération ni la DTN n’ont officiellement annoncé le départ de Quintais ou l’identité de son successeur. Une prise de parole de Patrice Rodriguez ou du président Michel Le Bot permettrait également de connaître leur version des événements.

Ce communiqué clôt donc la version personnelle de Philippe Quintais. Il ne referme pas encore le dossier fédéral.

Le dernier message de Quintais dépasse sa propre démission

Philippe Quintais termine son intervention par un parallèle particulièrement révélateur. Il félicite les Belges, victorieuses de la France en finale du Championnat d’Europe triplette, et salue « un super groupe de copines » qui prend plaisir à jouer ensemble et à faire gagner l’autre.

Après les désaccords sur les sélections et les tensions internes, cette remarque sonne comme son dernier diagnostic. Une addition de championnes ne suffit pas à former une équipe. Sur un carré d’honneur comme dans un boulodrome de village, une triplette avance lorsque chaque joueuse accepte de pointer, tirer ou rester sur le banc pour servir le collectif.

Quintais ne souhaite donc pas l’échec des Bleues. Il leur rappelle les valeurs qu’elles doivent retrouver : la confiance, le plaisir et l’envie de gagner les unes pour les autres.

Pour l’heure, le champion veut se recentrer sur sa famille et ses proches. Il espère néanmoins reprendre les boules au début de l’année prochaine. Le livre du collectif féminin se ferme, mais celui du joueur Philippe Quintais reste ouvert.