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Obut RCC : test, avis et comportement sur le terrain

Mia

15 décembre 2020
Obut RCC : test, avis et comportement sur le terrain

L’Obut RCC ne laisse pas les boulistes indifférents. Certains tireurs apprécient son faible recul et les carreaux qu’elle peut favoriser sur un tir plein fer. D’autres lui reprochent une usure trop rapide ou un comportement difficile à comprendre au point.

RCC signifie « Rebond Contrôlé Carbone ». Cette boule de compétition haut de gamme a été conçue pour amortir fortement les chocs, aussi bien lors d’un tir que sur un point plombé. Mais tient-elle réellement ses promesses sur le terrain de jeu ?

Pour établir cet avis sur l’Obut RCC, nous avons croisé ses caractéristiques techniques, notre précédent essai comparatif entre la RCC et la CX COU et les retours de joueurs ayant utilisé cette triplette dans des conditions très différentes.

Article mis à jour le :

Caractéristiques techniques de la boule Obut RCC

La RCC est une boule de pétanque compétition fabriquée à Saint-Bonnet-le-Château dans un acier carbone spécial. Elle appartient à la catégorie Amorti+, une appellation qu’Obut utilise pour décrire le comportement d’une boule très tendre associé à la dureté traditionnelle d’une demi-tendre.

CaractéristiqueObut RCC
SignificationRebond Contrôlé Carbone
MatièreAcier carbone spécial
ComportementAmorti+
Diamètres72 à 76 mm
Poids680 à 710 g
StrieLisse
FinitionNoire satinée et grenaillée
Toucher annoncéSensation velours
ÉquilibrageConforme aux exigences de la FIPJP
HomologationFIPJP
FabricationSaint-Bonnet-le-Château, France
EntretienHuilage régulier
Usure annoncéePrononcée
GarantieTrois ans

La gamme de dimensions est plus étroite que sur certains autres modèles Obut. La RCC n’est notamment pas proposée sous 72 mm ni au-dessus de 710 g. Elle ne conviendra donc pas à tous les joueurs de pétanque licenciés, même si son comportement les intéresse.

L’Obut RCC au tir : son principal point fort

C’est au tir que la RCC Obut recueille les avis les plus favorables. Sur un plein fer propre, la boule tirée absorbe une partie importante du choc et recule généralement peu. Elle peut ainsi favoriser les palets et les carreaux lorsque la boule adverse est bien frappée.

La RCC se montre également intéressante pour les tireurs qui tombent légèrement devant. Elle « ramasse » bien sur un tir court, notamment lorsque l’envoi reste souple et que la boule touche le sol à quelques centimètres de la cible.

Plusieurs boulistes expliquent qu’elle cadre facilement et reste souvent dans le jeu. Même certains utilisateurs déçus par son comportement au point reconnaissent ses qualités au tir.

Il faut tout de même rester raisonnable : aucune boule ne transforme un tir mal lâché en carreau. La RCC montre surtout son intérêt lorsque le geste est déjà maîtrisé. Le terrain de pétanque, la hauteur de l’envoi et la qualité de la frappe continuent de faire la différence.

Bref, cette boule carbone s’adresse donc en priorité aux tireurs réguliers et aux milieux offensifs qui cherchent à limiter les grands reculs sur les terrains fermes.

Que vaut la RCC au point ?

Le bilan est plus partagé au point.

Obut recommande la RCC aux pointeurs expérimentés qui jouent en portée haute ou en plombée. Sur un boulodrome dur, caillouteux ou goudronné, son amorti peut limiter le premier rebond et aider la boule à mourir plus près de son point de chute.

Dans ce registre, elle possède un vrai potentiel. Les pétanqueurs capables d’envoyer haut et de donner suffisamment de hauteur à leur boule peuvent exploiter son comportement Amorti+.

La RCC paraît en revanche moins naturelle en roulette. Plusieurs utilisateurs trouvent qu’elle roule davantage que prévu après une demi-portée ou qu’elle réagit de façon difficile à anticiper pendant les premières parties. D’autres disent manquer de dynamisme sur des sols gras.

Cette boule en carbone demande donc souvent un temps d’adaptation. Certains joueurs la comprennent après une dizaine de jours ; d’autres évoquent plusieurs semaines avant de trouver la bonne hauteur et le bon dosage.

La RCC n’est pas réservée au tireur, mais elle conviendra mieux à un pointeur qui aime porter ses boules qu’à un joueur qui construit principalement ses points en roulette. Autrement dit si vous aimez pointer en roulette, passez votre chemin !

Prise en main : une boule agréable ou glissante ?

Obut annonce une sensation velours destinée à offrir une bonne accroche. De nombreux joueurs confirment ce toucher agréable, avec une boule qui se place bien dans la main et un lâcher jugé franc.

Les avis ne sont toutefois pas unanimes. Certains fondus du cochonnet trouvent au contraire la RCC glissante, notamment lorsque sa finition noire a disparu. En effet, le revêtement satiné s’efface progressivement avec les parties de pétanque et laisse apparaître la couleur naturelle de l’acier.

La sensation peut alors évoluer au fil des mènes et des saisons. La qualité de la prise en main dépend aussi de la transpiration, du diamètre choisi et des habitudes prises avec les triplettes précédentes.

Ce contraste rappelle une évidence : le toucher reste très personnel. Une surface appréciée par un joueur peut gêner son partenaire, même avec un diamètre et un poids identiques.

Pour aller plus loin : consultez notre guide pour choisir votre boule de pétanque en 5 critères. Vous trouverez ainsi la triplette adaptée à vos besoins.

Usure et durée de vie : le principal défaut de la RCC

L’usure constitue le point le plus controversé de l’Obut RCC. Le fabricant annonce lui-même un taux d’usure prononcé. Ce n’est donc pas une boule destinée à conserver longtemps un aspect presque neuf.

Les impacts, les creux et les marques apparaissent rapidement, surtout chez les tireurs de tête et sur les terrains abrasifs. Plusieurs utilisateurs comparent leur triplette à une « balle de golf » après quelques mois. Certains signalent également une perte de poids ou une déformation progressive des boules.

Ces retours doivent néanmoins être replacés dans leur contexte. Un joueur qui tire plusieurs fois par semaine sur un sol goudronné recouvert de gravette n’obtiendra pas la même durée de vie qu’un bouliste occasionnel évoluant sur des terrains plus souples.

Les témoignages restent d’ailleurs très contrastés. Certaines triplettes sont décrites comme fortement martelées après six mois, tandis que d’autres joueurs disent conserver un comportement satisfaisant après deux ou trois saisons.

Une usure visible est logique pour une boule qui absorbe fortement les chocs. En revanche, l’ovalisation ou la déformation rapide mentionnée dans plusieurs avis peut décevoir au regard du prix du modèle.

La RCC impose donc un compromis clair : elle privilégie l’amorti et le faible recul plutôt que la résistance maximale aux impacts.

Que pensent les joueurs de l’Obut RCC ?

La RCC obtient une note moyenne de 3,6 sur 5 à partir de 32 avis recensés :

  • 38 % des utilisateurs se disent très contents ;
  • 19 % sont satisfaits ;
  • 22 % restent partagés ;
  • 13 % sont déçus ;
  • 9 % sont mécontents.

Les avis positifs reviennent souvent sur son comportement au tir, son faible recul, sa capacité à favoriser les carreaux et son efficacité sur les terrains durs. La portée haute est également appréciée par les pointeurs qui ont appris à la maîtriser.

Les critiques concernent surtout son usure, son prix, sa difficulté en demi-portée et une prise en main qui ne convient pas à tout le monde.

Ces témoignages ne constituent pas un test réalisé dans des conditions identiques. Les joueurs n’utilisent ni les mêmes dimensions ni les mêmes terrains, et leur fréquence de jeu varie fortement. Ils montrent néanmoins une tendance claire : la RCC possède de vrais adeptes, mais son caractère affirmé et sa durée de vie divisent.

Comment entretenir une Obut RCC ?

Comme toute boule en acier carbone, la RCC peut rouiller lorsqu’elle reste humide.

Après chaque partie, essuyez soigneusement les trois boules avant de les ranger. Appliquez régulièrement une fine couche d’huile ou de produit protecteur, surtout lorsque la triplette ne sera pas utilisée pendant plusieurs jours.

Cette précaution devient indispensable pour jouer à la pétanque dans les régions humides ou en bord de mer.

Retrouvez les gestes appropriés dans notre guide pour entretenir une boule de pétanque selon sa matière.

Notre avis sur l’Obut RCC

L’Obut RCC possède une vraie personnalité. Au tir, elle offre un amorti remarquable et peut favoriser les palets comme les carreaux sur un plein fer propre. Elle ramasse également très bien lorsque le tir tombe légèrement devant.

Au point, elle demande davantage de travail. Sa meilleure expression apparaît en portée haute ou en plombée, surtout sur les terrains durs. Les amateurs de roulette ou de demi-portée devront parfois modifier leur geste avant de trouver la bonne distance.

Son principal défaut reste son usure. Les joueurs intensifs doivent accepter de voir la surface se marquer rapidement et, dans certains cas, de remplacer leur triplette plus tôt qu’avec une boule plus dure.

La RCC conviendra particulièrement :

  • aux tireurs réguliers ;
  • aux milieux au jeu offensif ;
  • aux pointeurs qui jouent en portée haute ;
  • aux boulistes évoluant souvent sur des sols durs ;
  • aux joueurs qui privilégient l’amorti à la longévité.

Elle conviendra moins :

  • aux amateurs de roulette ;
  • aux joueurs qui recherchent une triplette peu marquée ;
  • à ceux qui refusent l’entretien de l’acier carbone ;
  • aux boul러istes ayant besoin d’un diamètre inférieur à 72 mm ;
  • aux joueurs qui préfèrent une réaction plus sèche.

La RCC n’est donc pas une boule universelle. Mais entre les mains d’un tireur ou d’un pointeur dont le geste correspond à son comportement, elle peut devenir une triplette redoutable.

Retrouvez également les caractéristiques des autres modèles dans notre dossier consacré aux boules de pétanque Obut.


Pour aller plus loin